Crues du bassin de la Garonne Moyenne

  • 71,1 km de cours d’eau
  • Alimentée par 8 affluents
  • Communes traversées : Gourdan-Polignan, Valentine, Saint-Gaudens, Saint-Martory
  • Dérive d’une partie des débits pour la production d’hydroélectricité
La crue de 1875

Un déchaînement des eaux de la Garonne


Date : 23 juin 1875
Communes les plus touchées : Saint-Béat, Chaum, Saint-Gaudens, Montréjeau, Valentine,…
Bassin versant : Garonne Amont, Garonne moyenne
Pluviométrie : 200 mm en 48 heures, combinés à une fonte nivale importante
Débits relevés : 320 m³/s à Saint-Béat,
1 200 à 1 300 m³/s à Saint-Gaudens
Hauteurs d’eau : 4,17 m à Saint-Béat ;
3,83 m à Montréjeau ;
4,15 m à Valentine

Une crue hors norme

Après plusieurs jours de pluies intenses, la fonte brutale du manteau neigeux de haute montagne provoque une montée soudaine et continue des eaux. Le lit majeur de la Garonne est intégralement inondé, transformant les plaines en un vaste lac boueux. La décrue ne s’amorce qu’au bout de deux jours, laissant derrière elle un paysage bouleversé.

Des destructions et des pertes humaines considérables

Dans la moyenne vallée, les débordements submergent routes, moulins et habitations. Les digues cèdent par endroits. Saint-Gaudens et ses alentours subissent des dommages sévères. À Toulouse, les inondations atteignent une ampleur dramatique : 208 morts sont recensés, 1 200 maisons détruites. Des familles entières sont sinistrées, et des quartiers entiers restent impraticables plusieurs semaines.

Une vallée marquée à jamais

La crue de 1875, estimée d’une période de retour supérieur à 100 ans dans le secteur de Saint-Gaudens, est considérée comme un événement géomorphologique majeur. Elle redessine les berges, emporte des terres agricoles et déplace durablement le lit de la rivière. Dans l’urgence, des digues et des merlons sont construits pour essayer de protéger les populations.

Cette catastrophe reste dans la mémoire collective comme l’une des plus terribles crues de la Garonne, elle est la crue de référence pour la Garonne moyenne.

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La crue de mai 1977

Une crue de la Garonne


Date : 19 Mai 1977
Bassin versant : Garonne moyenne et Amont, vallée de
l’Ourse et Ger
Phénomène : Inondation par débordement de cours d’eau
200 à 300 mm de pluie combiné à une fonte nivale

Un épisode exceptionnel

Entre le 16 et le 21 mai 1977, le Comminges enregistre près de 300 mm de précipitations. Renforcée par des orages localisés et la fonte des neiges encore actives, une montée rapide et exceptionnelle des eaux, entraîne des crues marquées de la Garonne et de l’Ourse.

Le débit de pointe atteint 220 m³/s à Saint-Béat, 400 m³/s à Chaum, 900 m³/s à Valentine, et 100 m³/s pour l’Ourse. Pour l’Ourse la période de retour est supérieure à 20 ans.

Des impacts majeurs à l’échelle locale

La Garonne sort largement de son lit entre Saint-Béat-Lez et Saint-Martory : plaines alluviales submergées, berges érodées, ouvrages endommagés. Routes coupées, infrastructures détruites et quartiers inondés témoignent de la violence des crues.

Une crue qui a laissée une empreinte

Cette crue a marquée les esprits de celles et ceux qui l’on vécue. L’épisode a mit en lumière la vulnérabilité du territoire. Dans les décennies suivantes, il a joué un rôle majeur dans l’évolution des politiques locales d’aménagement et de prévention, devenant un jalon structurant pour la gestion du risque inondation sur le secteur.

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La crue du 18 juin 2013

Une crue gravée dans les mémoires

Date : 18 juin 2013
Territoires concernés : Garonne amont, Pique, Ourse, Garonne moyenne

Des conditions météorologiques défavorables

  • Un épisode de chaleur important en quelques jours (mi-juin) entraîne une fonte des neiges importante et rapide.
  • Des chutes de neiges hivernales record depuis 40 ans
  • Un printemps frais et pluvieux qui entraîna un accroissement des hauteurs de neige en altitude et retarde ainsi la fonte des neiges, en plaine les sols sont imbibés d’eau
  • Un orage localisé avec de très fortes précipitations (50 mm, 17 juin) s’abat dans les secteurs du piémont Pyrénéen en Haute-Garonne et en Hautes-Pyrénées

La crue de la Garonne amont est estimée à une période de retour de 60-70ans, sur la Garonne moyenne de 50-60ans et centennale sur la Pique.

Des dégats considérables

La crue torrentielle provoque incisions, atterrissements et dépôts de sédiments. Les dégâts sont considérables :

  • Habitations, commerces et infrastructures touristiques inondés.
  • Réseaux d’électricité, d’assainissement et voirie endommagés.
  • 120 exploitations agricoles touchées, campings recouverts de boue.
  • Place du Gravier à Fos affouillée.

Une vallée marquée à jamais

Près de 3 200 personnes sont relogées ou déplacées, 32 habitants sont hélitreuillés en urgence.

Les amas d’embâcles aggravent la situation : 650 recensés sur la Garonne, dont près de 200 à l’amont de Montréjeau.

Les dépôts de boues, la déstabilisation des berges et l’isolement de villages marquent durablement la vallée.

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  • La ZAE de Sede à St Gaudens inondée, juin 2013
  • Habitants qui nettoient leur quartier après le passage des eaux en 2013
  • Eaux déchainées au niveau du pont de Valentine en 2013
  • Montée des eaux à Valentine en 2013
  • Montée des eaux à Valentine en 2013
  • Remous causés par le courant important des eaux sous le pont de Valentine en juin 2013
  • Courant important des eaux sous le pont de Valentine en juin 2013
La crue de 2022

Une montée rapide des eaux


Date : 9-11 Janvier 2022
Territoires concernés : Vallée de la
Garonne amont et moyenne
Communes impactées : Saint-Béat-Lez,
Fos, Arlos, Chaum, Barbazan, Loures-
Barousse, Ponlat-Taillebourg, Gourdan-
Polignan, Galié, …

Des pluies abondantes et un redoux

Sur les Pyrénées centrales, des pluies soutenues s’ajoutent à la fonte du manteau neigeux. En quelques heures, la Garonne amont et ses affluents réagissent brutalement. La vigilance crue atteint l’orange puis le rouge les 9 et 10 janvier, marquant l’ampleur de l’épisode.

L’occurrence de l’évènement est évaluée à 10 – 15ans pour la Garonne amont et 20 ans pour la Garonne moyenne.

Une vallée impactée

À Saint-Béat-Lez, plusieurs rues et commerces sont envahis par l’eau, avec jusqu’à 40 cm relevés dans certains établissements. À Galié, Fos, Chaum et Barbazan, de nombreuses maisons sont inondées.

Impacts et vulnérabilité d’un territoire exposé

La crue de janvier 2022 a une nouvelle fois mis en évidence la fragilité de la haute vallée de la Garonne, la Garonne moyenne est moins impactée. Saint-Béat-Lez, régulièrement touchée par les débordements, a vu commerces, rues et habitations envahis par l’eau. La RN125 s’est vue coupée en 5 points, isolant la vallée de la Garonne amont. Ce village, implanté en fond de vallée est au contact direct du lit majeur, et, est particulièrement vulnérable aux crues rapides. L’événement rappelle la crue de 2013 qui avait particulièrement marqué les esprits.

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  • Montée des eaux vue du pont de Gourdan à Gourdan en 2022
  • Montée des eaux vue du pont de Gourdan à Gourdan en 2022
  • Montée des eaux vue du pont de Gourdan à Gourdan en 2022
  • Montée des eaux vue du pont de Gourdan à Gourdan en 2022
  • Montée des eaux vue du pont de Gourdan à Gourdan en 2022
  • Montée des eaux vue du pont de Gourdan à Gourdan en 2022
  • Montée des eaux vue du pont de Gourdan à Gourdan en 2022
  • Montée des eaux vue du pont de Gourdan à Gourdan en 2022