
- 52,1 km de cours d’eau navigable
- Alimentée par 5 affluents fortement aménagés
- Communes traversées : Izaut-de-l’Hôtel, Encausse-les-Thermes, Aspet, Soueich, Pointis-Inard
- Nombreux moulins, activité de pèche fortement pratiquée
La crue de 1897
Une vallée bouleversée
Crue centennale, 1897 bouleverse la vallée : glissements de terrain, embâcles rompus, terres envahies.
Ponts, routes et villages sont ravagés, laissant un paysage marqué par la violence des eaux.
Des pluies diluviennes
En quelques heures, plus de 130 mm de pluie et la fonte des neiges déclenchent une crue torrentielle. Les débits atteignent des records — 380 m³/s à Saint-Béat, 1 200 m³/s à Saint-Gaudens — avec des hauteurs d’eau dépassant 4,25 m à Saint-Béat et 3,70 m à Valentine.
Des dégâts considérables
La crue provoque affouillements, ravinements, glissements de terrain et apports massifs de sédiments. Les habitations et infrastructures sont durement touchées :
- Fos : village isolé, RN125 détruite, chapelle et maisons emportées.
- Saint-Béat et Arlos : routes coupées, chemins de drainage ravinés.
- Chaum : fortin démoli, voie ferrée effondrée.
- Fronsac : terrains emportés, maisons inondées, digues fragilisées.
- Barbazan et Estenos : maisons inondées, propriétés dégradées, lavoirs communaux détruits.
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La crue de mai 1977
Un épisode exceptionnel
Entre le 16 et le 21 mai 1977, le Comminges enregistre près de 300 mm de précipitations. Renforcée par des orages localisés et la fonte des neiges encore actives, une montée rapide et exceptionnelle des eaux, entraîne des crues marquées de la Garonne et de l’Ourse.
Le débit de pointe atteint 220 m³/s à Saint-Béat, 400 m³/s à Chaum, 900 m³/s à Valentine, et 100 m³/s pour l’Ourse. Pour l’Ourse la période de retour est supérieure à 20 ans.
Des impacts majeurs à l’échelle locale
La Garonne sort largement de son lit entre Saint-Béat-Lez et Saint-Martory : plaines alluviales submergées, berges érodées, ouvrages endommagés. Routes coupées, infrastructures détruites et quartiers inondés témoignent de la violence des crues.
Une crue qui a laissée une empreinte
Cette crue a marquée les esprits de celles et ceux qui l’on vécue. L’épisode a mit en lumière la vulnérabilité du territoire. Dans les décennies suivantes, il a joué un rôle majeur dans l’évolution des politiques locales d’aménagement et de prévention, devenant un jalon structurant pour la gestion du risque inondation sur le secteur.
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La crue de 1992
Des pluies diluviennes
Sur quatre jours, la Haute-Garonne enregistre 252 mm de précipitations.
Ces pluies continues déclenchent une crue de type torrentiel, avec un débit de pointe de 79,5 m³/s à Aspet et une hauteur d’eau de 2,63 m mesurée le 5 octobre.
La période de retour est estimée comme supérieure à 50 ans. Cette crue est considérée comme la crue de référence pour le bassin versant du Ger.
Impacts et vulnérabilités
Les villages de la vallée connaissent des inondations étendues. Des glissements de terrain et la rupture d’embâcles aggravent la situation. Les dégâts touchent habitations, équipements et ouvrages communaux, mettant en lumière la vulnérabilité du territoire aux inondations.
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La crue de 2015
Deux dépressions successives, du 23 au 26 novembre, entraînent 138 mm de précipitations en trois jours. La fonte des neiges accentue la crue par débordement.
Le débit du Ger atteint 42 m³/s à Aspet, pour une hauteur d’eau de 1,64 m. Un épisode d’occurrence estimée entre 5 et 10 ans.
Des dégâts multiples
La crue provoque ravinements, dépôts de matériaux et déplacements du lit du Ger. Les dégâts touchent à la fois les habitations, les granges, les moulins et les usines :
- Aspet : chemins impraticables, 2 granges détruites, usines et moulins inondés.
- Soueich : maisons dégradées, usine endommagée, 9 immeubles touchés.
- Sengouagnet : 5 granges démolies, moulins et usines sinistrées.
- Encausse-les-Thermes : 17 immeubles endommagés.
- Cabanac-Cazaux : 2 usines endommagées, 2 sinistrés.
- Izaut-de-l’Hôtel et Lespiteau : scieries endommagées, habitations touchés.
- Couret : 1 moulin et 1 usine endommagés.
- Ganties et Razecueille : passerelles emportées, murs de soutènement dégradés.
Une vallée vulnérable
Sans atteindre l’ampleur des crues majeures, celle de 2015 illustre la vulnérabilité récurrente du bassin du Ger.
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La crue de janvier 2022
Un épisode pluvieux déclenche une crue par débordement, d’occurrence supérieure à 20 ans.
Le débit atteint 65 m³/s et la hauteur d’eau 2,15 m à Aspet.
Les impacts sont nombreux
- Habitations et dépendances inondées (14 maisons, une vingtaine de garages et caves).
- Ouvrages publics endommagés : salle communale, ateliers municipaux, église de Lespiteau,…
- Réseaux dégradés : assainissements rompus, voirie arrachée ou envasée.
- Espaces agricoles et publics affectés : terres perdues, terrains de sport et aire de jeux submergés.
La mémoire du risque
Même lorsqu’elles semblent modestes, les crues marquent durablement les territoires. Les consigner participe à la mémoire du risque, indispensable pour mieux se préparer. Connaître ces événements, c’est garder en tête les bons réflexes et renforcer la résilience face aux crues équivalentes ou plus dévastatrices qui peuvent survenir sur ces territoires sujets au risque inondation.
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