
- 23,6 km de cours d’eau
- Alimentée par 2 affluents
- Communes traversées : Mauléon-Barousse et Izaourt
- Très beau cours d’eau naturel aux sources abondantes
La crue de 1977
Un épisode exceptionnel
Entre le 16 et le 21 mai 1977, le Comminges enregistre près de 300 mm de précipitations. Renforcée par des orages localisés et la fonte des neiges encore actives, une montée rapide et exceptionnelle des eaux, entraîne des crues marquées de la Garonne et de l’Ourse.
Le débit de pointe atteint 220 m³/s à Saint-Béat, 400 m³/s à Chaum, 900 m³/s à Valentine, et 100 m³/s pour l’Ourse. Pour l’Ourse la période de retour est supérieure à 20 ans.
Des impacts majeurs à l’échelle locale
La Garonne sort largement de son lit entre Saint-Béat-Lez et Saint-Martory : plaines alluviales submergées, berges érodées, ouvrages endommagés. Routes coupées, infrastructures détruites et quartiers inondés témoignent de la violence des crues.
Dans la vallée de l’Ourse, les inondations atteignent jusqu’à 1 m d’eau dans le quartier de la gare à Loures-Barousse.
Une crue qui a laissée une empreinte
Cette crue a marquée les esprits de celles et ceux qui l’on vécue. L’épisode a mit en lumière la vulnérabilité du territoire. Dans les décennies suivantes, il a joué un rôle majeur dans l’évolution des politiques locales d’aménagement et de prévention, devenant un jalon structurant pour la gestion du risque inondation sur le secteur.
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La crue du 18 juin 2013
Des conditions météorologiques défavorables
- Un épisode de chaleur important en quelques jours (mi-juin) entraîne une fonte des neiges importante et rapide.
- Des chutes de neiges hivernales record depuis 40 ans
- Un printemps frais et pluvieux qui entraîna un accroissement des hauteurs de neige en altitude et retarde ainsi la fonte des neiges, en plaine les sols sont imbibés d’eau
- Un orage localisé avec de très fortes précipitations (50 mm, 17 juin) s’abat dans les secteurs du piémont Pyrénéen en Haute-Garonne et en Hautes-Pyrénées
La crue de la Garonne amont est estimée à une période de retour de 60-70ans, sur la Garonne moyenne de 50-60ans et centennale sur la Pique.
Des dégats considérables
La crue torrentielle provoque incisions, atterrissements et dépôts de sédiments. Les dégâts sont considérables :
- Habitations, commerces et infrastructures touristiques inondés.
- Réseaux d’électricité, d’assainissement et voirie endommagés.
- 120 exploitations agricoles touchées, campings recouverts de boue.
- Place du Gravier à Fos affouillée.
Une vallée marquée à jamais
Près de 3 200 personnes sont relogées ou déplacées, 32 habitants sont hélitreuillés en urgence.
Les amas d’embâcles aggravent la situation : 650 recensés sur la Garonne, dont près de 200 à l’amont de Montréjeau.
Les dépôts de boues, la déstabilisation des berges et l’isolement de villages marquent durablement la vallée.
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La crue de janvier 2022
Cette crue par débordement, durant deux jours fait de nombreux dégâts :
- Environ 30 maisons inondées.
- 2 personnes évacuées.
- Plusieurs ouvrages publics sont touchés : camping et cimetière inondés, pour un coût estimé à 20 000 €.
La mémoire du risque
Même lorsqu’elles semblent modestes, les crues marquent durablement les territoires. Les consigner participe à la mémoire du risque, indispensable pour mieux se préparer. Connaître ces événements, c’est garder en tête les bons réflexes et renforcer la résilience face aux crues équivalentes ou plus dévastatrices qui peuvent survenir sur ces territoires sujets au risque inondation.
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