Crues du bassin de la pique

Crue de 1897

La crue de 1875

Un déchaînement des eaux de la Garonne

Date : 23 juin 1875
Communes les plus touchées : Saint-Béat, Chaum, Saint-Gaudens, Montréjeau, Valentine, …
Bassin versant : Garonne Amont, Garonne moyenne
Pluviométrie : 200 mm en 48 heures, combinés à une fonte nivale importante
Débits relevés : 320 m³/s à Saint-Béat
1 200 à 1 300 m³/s à Saint-Gaudens
Hauteurs d’eau : 4,17 m à Saint-Béat
3,83 m à Montréjeau
4,15 m à Valentine

Une crue hors norme

Après plusieurs jours de pluies intenses, la fonte brutale du manteau neigeux de haute montagne provoque une montée soudaine et continue des eaux. Le lit majeur de la Garonne est intégralement inondé, transformant les plaines en un vaste lac boueux. La décrue ne s’amorce qu’au bout de deux jours, laissant derrière elle un paysage bouleversé.

Des destructions et des pertes humaines considérables

Dans la moyenne vallée, les débordements submergent routes, moulins et habitations. Les digues cèdent par endroits. Saint-Gaudens et ses alentours subissent des dommages sévères. À Toulouse, les inondations atteignent une ampleur dramatique : 208 morts sont recensés, 1 200 maisons détruites. Des familles entières sont sinistrées, et des quartiers entiers restent impraticables plusieurs semaines.

Une vallée marquée à jamais

La crue de 1875, estimée d’une période de retour supérieur à 100 ans dans le secteur de Saint-Gaudens, est considérée comme un événement géomorphologique majeur. Elle redessine les berges, emporte des terres agricoles et déplace durablement le lit de la rivière. Dans l’urgence, des digues et des merlons sont construits pour essayer de protéger les populations.

Cette catastrophe reste dans la mémoire collective comme l’une des plus terribles crues de la Garonne, elle est la crue de référence pour la Garonne moyenne.

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